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Nom du blog :
feeriedenoel
Description du blog :
Bonjour ici vous trouverez de tous pour vos créas de noël et quelques créas que je fais moi même ..
Catégorie :
Blog Images pour blog
Date de création :
25.10.2008
Dernière mise à jour :
20.04.2009

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Par Anonyme, le 22.11.2009

merci pour ton tube j'en chercher un pour mes créationshttp ://dmone.cente rblog.net...
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Par dmone, le 19.11.2009

merci pour ce beau tube et ta belle chanson de noëlhttp://dm one.centerblog .net...
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Par dmone, le 19.11.2009

je la mangerais plus crue la dinde une dmone ne mange rien de cuit....http:/ /dmone.centerb log.net...
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Par dmone, le 19.11.2009

très très joli! bravo pour ce superbe travailhttp:// lespopines.cen terblog.net...
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Par vevette17, le 16.11.2009

coucou elaine, malheureusemen t cette année et les prochaines tu ne sera plus parmis nous. tu été une vrai ami...
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bien triste noel cette annee car tu n'es plus la pour nous emmerveiller tu me manques gros bizzzous petit ange...
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bonjour a vous et merci pour vos image je recherche des gif de branche de houx si vous avez merci d avence ...
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je sais que tu n'es plus là petitechatonne , mais je tiens tout de même à te dire merci pour ces quelques tube...
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wouah trop magnifiques tes tubes, merci beaucoup grace a toi je vais pouvoir faire de belles créas.http:// htt...
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Contes de Noel

La légende du sapin de Noel

Publié le 13/11/2008 à 12:00 par feeriedenoel
La légende du sapin de Noel




Autrefois, tous les arbres de la forêt conservaient
leurs feuilles à l'approche de l'hiver. Aujourd'hui, seul
le sapin reste vert à la mauvaise saison.

Aux alentours de Noël, un petit oiseau ne put s'envoler
vers les pays chauds, car son aile était brisée. Comment
allait-il résister à la rigueur de l'hiver ?

Tremblant de froid, il s'abrite dans le feuillage
d'un gros chêne. Le chêne refuse de l'accueillir :
"Va-t-en, tu vas manger tous mes glands" dit-il.

Malgré la neige, il quitte le gros arbre pour se
réfugier dans les branches du hêtre touffu. "Ne reste
pas là, tu vas picorer mes faines" dit-il.

Le petit oiseau terrifié s'échappe pour se cacher
dans un bouleau qui le chasse sans tarder : "Je ne
veux pas de toi, tu vas salir mes branches".

Repoussé par tous les arbres, le petit oiseau se couche
dans la neige pour mourir. Il voit soudain à quelques
pas de là un sapin qui lui fait signe. Les ailes
engourdies par le froid, il se traîne vers le sapin.
"Ici, tu ne crains rien, je te protégerai" lui dit-il.
La veille de Noël, un vent terrible souffla sur la forêt.
Tous les arbres perdirent leurs feuilles sous la force du
vent. Seul le sapin conserva son feuillage, car il avait
accueilli le petit oiseau malade.

Voilà pourquoi le sapin est aujourd'hui l'arbre de
Noël, généreux et protecteur, autour duquel
nous nous réunissons.

(D'après H.J. Troxler, adaptés et illustrée par Th.
Chapeau. Editions du Bastberg)



--

Le cadeau du Père Noel

Publié le 13/11/2008 à 12:00 par feeriedenoel




C'est le 24 décembre. Comme tous les ans, le père Noël enfile son costume rouge et il commence à remplir son traîneau de jouets pour les enfants. Il attrape un camion de pompiers et il le trouve si beau qu'il se dit :
"Je vais jouer avec lui cinq petites minutes." Pin-pon ! Pin-pon ! Le père Noël devient pompier. Puis c'est au tour des poupées. Il les recoiffe, leur met des bigoudis et des petits nœuds dans les cheveux.

Maintenant, le père Noël sort une locomotive de sa boîte et il l'installe sur ses rails.
- Tchou ! tchou ! tchou !
La locomotive s'éloigne en sifflant. Elle bute contre une boule de neige. Bing ! c'est l'accident ! Le père Noël éclate de rire. Il ne s'est jamais autant amusé. Clignotant et Supertaxi, les deux rennes qui conduisent son traîneau, arrivent au galop. Ils ouvrent de grands yeux en découvrant le père Noël à quatre pattes dans la neige, au milieu des jouets en désordre. Supertaxi bégaie : "Pè-père Noël, dépêche-toi, nous allons être en retard!" Et Clignotant se fâche : "Allez, Père Noël ! Il faut ranger tous les jouets !"
Le père Noël devient rouge comme un coquelicot. Il empile les jouets dans son traîneau mais il ne peut s'empêcher de soupirer, en regardant le camion de pompiers :
"Ce n'est pas toujours drôle d'être le père Noël. Personne ne me fait jamais de cadeau !"
Comme il a bon caractère, le père Noël retrouve le sourire. Toute la nuit, il distribue ses cadeaux aux enfants. Enfin, au matin, le père Noël rentre chez lui, épuisé. Au moment de se coucher, il aperçoit sur son lit un gros paquet avec un mot écrit en lettres rouges :
Joyeux Noël ! Père Noël.

Oh ! surprise ! Dans le paquet il y a justement le cadeau qui faisait envie au père Noël. Le père Noël s'endort, le camion de pompiers serré sur son coeur.

Chasse aux Trésor

Publié le 13/11/2008 à 12:00 par feeriedenoel
C'était le matin de Noël. Éveillé avant le jour, Jacob songeait aux souliers qu'il avait mis dans la cheminée. Ils devaient être pleins, à présent. Quelles surprises allait-il y trouver ? "Ne te lève pas trop tôt, avait recommandé maman la veille au soir, en l'embrassant. Et souviens-toi : il ne faut pas ouvrir la porte de ta chambre avant que je t'appelle." Jacob ne pouvait plus attendre. Il étendit le bras et pressa sur le bouton pour allumer sa lampe de chevet.

Mais... quelle était cette grosse boule près de son oreiller ? Une orange ? Surpris, il la prit et l'examina. Il y avait des lettres taillées dans l'écorce. Lentement il tourna l'orange et lut : "Va... voir... tes... souliers!" Jacob sauta hors du lit et courut à la cheminée. Ravi, il battit des mains. Un gros paquet brun était posé sur ses souliers. Vivement il arracha le papier et tira d'un carton un magnifique tracteur pour sa ferme modèle. A l'intérieur du tracteur, un petit billet disait : "Va... voir... dans... l'armoire." Dans l'armoire, il découvrit un nouveau paquet. Le paquet arraché, il en sortit une grosse balle et un troisième billet : "Va... voir... dans... la... bibliothèque." Que cette chasse au trésor était donc amusante ! Jacob trouva ainsi un jeu de patience, un livre, des crayons de couleur, des albums à colorier, des bonbons...

Dans ce dernier paquet un petit mot disait : "À présent... ouvre... la... porte... de... ta chambre !" Jacob courut à la porte et l'ouvrit. Il poussa un cri ! Devant lui, une bicyclette flambante neuve... ce qu'il désirait le plus au monde, depuis si... si longtemps. Papa et maman sortirent de leur chambre : "Joyeux Noël, mon chéri!" Jacob se jeta à leur cou : "C'est le plus beau Noël de ma vie!" dit-il a ses parents en les embrassant.

Légende de Noël

Publié le 26/10/2008 à 12:00 par feeriedenoel
Légende de Noël
Légende de Noël

Il était une fois, une pauvre veuve qui avait trois petits garçons.

On était à la veille de Noël et les enfants demandèrent à leur mère:

Est-ce qu'on aura un arbre de Noël, maman, cette année?

Hélas, non, mes chers petits, nous sommes trop pauvres.

Mais nos petits amis étaient très débrouillards.

Ils décidèrent d'aller dans la forêt pour chercher un petit sapin.

Hélas, malgré toutes leurs recherches,

les petits garçons ne trouvèrent aucun sapin.

Ils allaient revenir à la maison,

lorsqu'ils aperçurent

une brebis qui avait une patte prise dans un tronc d'arbre creux.

Après bien des efforts, les enfants réussirent à libérer la brebis.

Juste à ce moment-là, un berger apparut sur les lieux.

Dites-moi, mes enfants, que faites-vous dans cette grande forêt?

Nous cherchons un petit sapin, monsieur, mais nous n'en avons pas trouvé!

Eh bien, puisque vous avez secouru ma brebis, je vais vous aider.

Le berger, qui connaissait bien la forêt eut tôt fait de découvrir

le plus beau petit sapin qui soit et le remit aux enfants

Oh merci monsieur ! Grâce à vous, nous aurons un bel arbre de Noël

Puis, nos trois petits garçons retournèrent à la maison avec leur sapin en chantant.

Le soir, avant de se mettre au lit,

ils placèrent le petit sapin près de la cheminée et s'endormirent en pensant au Père Noël.

Le lendemain matin, quand les enfants se réveillèrent,

ils trouvèrent leur sapin rempli de cadeaux merveilleux.

Oh voici des patins pour moi! s'écria l'aîné. Que je suis content!

Et moi, j'ai un baton de hockey! ajouta le cadet en sautant de joie.

Quant à moi, le plus petit, j'ai un avion! Puis un gros livre de contes. Que je suis content!

La maman ne comprenait rien à tout cela et murmura:

Mais qui a bien pu donner tous ces beaux cadeaux à mes enfants!

Juste à ce moment-là, le Père NOËL apparut dans la maison et s'adressant à la maman,

il lui dit:bêtes.



Mais c'est moi, Madame, qui ai apporté ces étrennes à vos petits,

parce que je sais qu'ils sont charitables envers les Puis,

le PÈRE NOËL raconta à la maman comment ses enfants

avaient se couru la brebis de son vieil ami, le berger de la forêt.

Ceci dit, le PÈRE NOËL embrassa les enfants,

sans oublier la maman et s'en alla en disant: JOYEUX NOËL Â TOUS!

Conte de Noël d'Andersen

Publié le 26/10/2008 à 12:00 par feeriedenoel
Conte de Noël d'Andersen
Le sapin

Là-bas, dans la forêt,

il y avait un joli sapin.

Il était bien placé,

il avait du soleil et de l'air ;

autour de lui poussaient

de plus grands camarades,

pins et sapins.

Mais lui était si impatient

de grandir qu'il ne remarquait

ni le soleil ni l'air pur,

pas même les enfants de paysans

qui passaient en bavardant

lorsqu'ils allaient cueillir

des fraises ou des framboises.



« Oh ! si j'étais grand comme les autres,

soupirait le petit sapin,

je pourrais étendre largement ma verdure et,

de mon sommet,

contempler le vaste monde.

Les oiseaux bâtiraient leur nid

dans mes branches et,

lorsqu'il y aurait du vent,

je pourrais me balancer

avec grâce comme font ceux qui m'entourent. »



Le soleil ne lui causait aucun plaisir,

ni les oiseaux,

ni les nuages roses qui,

matin et soir,

naviguaient dans le ciel au-dessus de sa tête.



L'hiver, lorsque la neige étincelante entourait

son pied de sa blancheur,

il arrivait souvent qu'un lièvre bondissait,

sautait par-dessus le petit arbre -

oh ! que c'était agaçant !

Mais,deux hivers ayant passé,

quand vint le troisième,

le petit arbre était assez

grand pour que le lièvre

fût obligé de le contourner.

Oh ! pousser, pousser,

devenir grand et vieux,

c'était là, pensait-il,

la seule joie au monde.



Où allaient-ils ?

Quel devait être leur sort ?

Au printemps, lorsque arrivèrent

l'hirondelle et la cigogne,

le sapin leur demanda :

- Savez-vous où on les a conduits ?

Les avez-vous rencontrés ?



Les hirondelles n'en savaient rien,

mais la cigogne eut l'air de réfléchir,

hocha la tête et dit :



- Oui, je crois le savoir,

j'ai rencontré beaucoup de navires tout neufs

en m'envolant vers l'Egypte,

sur ces navires il y avait des maîtres-mâts

superbes,

j'ose dire que c'étaient eux,

ils sentaient le sapin.



Oh ! si j'étais assez grand pour

voler au-dessus de la mer !

Comment est-ce au juste la mer ?

A quoi cela ressemble-t-il ?



- Euh ! c'est difficile à expliquer,

répondit la cigogne.

Et elle partit.

- Réjouis-toi de ta jeunesse,

dirent les rayons du soleil,

réjouis-toi de ta fraîcheur,

de la jeune vie qui est en toi.

Le vent baisa le jeune arbre,

la rosée versa sur lui des larmes,

mais il ne les comprit pas.

Quand vint l'époque de Noël,

de tout jeunes arbres furent abattus,

n'ayant souvent même pas la taille,

ni l'âge de notre sapin, lequel,

sans trêve ni repos, désirait toujours partir.

Ces jeunes arbres

étaient toujours les plus beaux,

ils conservaient leurs branches,

ceux-là,

et on les couchait sur les charrettes

que les chevaux

tiraient hors de la forêt.



- Où vont-ils? demanda le sapin,

ils ne sont pas plus grands que moi,

il y en avait même un beaucoup plus petit.

Pourquoi leur a-t-on laissé leur verdure?



- Nous le savons, nous le savons,

gazouillèrent les moineaux.



En bas, dans la ville,

nous avons regardé à travers les vitres,

nous savons où la voiture les conduit.

Oh ! ils arrivent au plus grand scintillement,

au plus grand honneur que l'on puisse imaginer.

A travers les vitres, nous les avons vus,

plantés au milieu du salon chauffé

et garnis de ravissants objets,

pommes dorées, gâteaux de miel,

jouets et des centaines de lumières.



- Suis-je destiné à atteindre

aussi cette fonction ?

dit le sapin tout enthousiasmé.

C'est encore bien mieux

que de voler au-dessus de la mer.

Je me languis ici,

que n'est-ce déjà Noël !

Je suis aussi grand

et développé que ceux qui

ont été emmenés l'année dernière.

Je voudrais être déjà sur la charrette

et puis dans le salon chauffé,

au milieu de ce faste.

Et, ensuite ...

il arrive sûrement quelque chose

d'encore mieux,

de plus beau, sinon pourquoi

nous décorer ainsi.

Cela doit être quelque chose de

grandiose et de merveilleux !

Mais quoi ?... Oh ! je m'ennuie ... je languis ...



- Sois heureux d'être avec nous,

dirent l'air et la lumière du soleil.

Réjouis-toi de ta fraîche et libre jeunesse.



Mais le sapin n'arrivait pas à se réjouir.

Il grandissait et grandissait.

Hiver comme été, il était vert,

d'un beau vert foncé

et les gens qui le voyaient s'écriaient :

Quel bel arbre !



Avant Noël il fut abattu, le tout premier.

La hache trancha d'un coup,

dans sa moelle ;

il tomba, poussant un grand soupir,

il sentit une douleur profonde.

Il défaillait et souffrait.
L'arbre ne revint à lui qu'au moment

d'être déposé dans la cour avec les autres.

Il entendit alors un homme dire :

- Celui-ci est superbe, nous le choisissons.

Alors vinrent deux domestiques

en grande tenue qui apportèrent

le sapin dans un beau salon.

Des portraits ornaient les murs

et près du grand poêle de céramique vernie

il y avait des vases chinois

avec des lions sur leurs couvercles.

Plus loin étaient placés

des fauteuils à bascule,

des canapés de soie,

de grandes tables couvertes

de livres d'images et de jouets !

pour un argent fou -

du moins à ce que disaient les enfants.



Le sapin fut dressé dans

un petit tonneau rempli de sable,

mais on ne pouvait pas voir

que c'était un tonneau

parce qu'il était enveloppé

d'une étoffe verte

et posé sur un grand tapis à fleurs !

Oh ! notre arbre était bien ému !

Qu'allait-il se passer ?



Les domestiques et des jeunes filles

commencèrent à le garnir.

Ils suspendaient aux branches

de petits filets découpés

dans des papiers glacés de couleur,

dans chaque filet on mettait

quelques fondants,

des pommes et des noix dorées pendaient

aux branches comme si elles y avaient poussé,

et plus de cent petites bougies rouges,

bleues et blanches étaient fixées

sur les branches.

Des poupées qui semblaient vivantes -

l'arbre n'en avait jamais vu -

planaient dans la verdure et tout en haut,

au sommet, on mit une étoile

clinquante de dorure.



C'était splendide, incomparablement magnifique.

- Ce soir, disaient-ils tous,

ce soir ce sera beau.

« Oh ! pensa le sapin,

que je voudrais être ici ce soir

quand les bougies seront allumées !

Que se passera-t-il alors ?



Les arbres de la forêt viendront-ils m'admirer ?

Les moineaux me regarderont-ils

à travers les vitres ?

Vais-je e rester ici, ainsi décoré,

l'hiver et l'été ? »



On alluma les lumières. Quel éclat !

Quelle beauté !

Un frémissement parcourut ses branches de sorte

qu'une des bougies y mit le feu :

une sérieuse flambée.



- Mon Dieu ! crièrent les demoiselles

en se dépêchant d'éteindre.





Le pauvre arbre n'osait même plus trembler.

Quelle torture !



Il avait si peur

de perdre quelqu'une de ses belles parures,

il était complètement étourdi

dans toute sa gloire ...

Alors, la porte s'ouvrit à deux battants,

des enfants en foule se précipitèrent

comme s'ils allaient renverser le sapin,

les grandes personnes les suivaient posément.

Les enfants s'arrêtaient - un instant seulement -,

puis ils se mettaient à pousser

des cris de joie

- quel tapage !

- et à danser autour de l'arbre.

Ensuite, on commença à cueillir

les cadeaux l'un après l'autre.



« Qu'est-ce qu'ils font ?

se demandait le sapin.

Qu'est-ce qui va se passer ? »

Les bougies brûlèrent jusqu'aux branches,

on les éteignait à mesure,

puis les enfants eurent la permission

de dépouiller l'arbre complètement.

Ils se jetèrent sur lui, si fort,

que tous les rameaux en craquaient,

s'il n'avait été bien attaché

au plafond par le ruban

qui fixait aussi l'étoile,

il aurait été renversé.



Les petits tournoyaient dans le salon

avec leurs jouets dans les bras,

personne ne faisait plus attention

à notre sapin,

si ce n'est la vieille bonne

d'enfants qui jetait de-ci

de-là un coup d'oil entre

les branches pour voir si on n'avait pas

oublié une figue ou une pomme.



- Une histoire ! une histoire !

criaient les enfants en entraînant

vers l'arbre

un gros petit homme ventru.

Il s'assit juste sous l'arbre.



- Comme ça, nous sommes dans la verdure

et le sapin aura aussi intérêt à nous écouter,

mais je ne raconterai qu'une histoire.

Voulez-vous celle d'Ivède-Avède ou

celle de Dumpe-le-Ballot qui

roula en bas des escaliers,

mais arriva tout de même à s'asseoir

sur un trône et à épouser la princesse ?



L'homme racontait l'histoire

de Dumpe-le-Ballot

qui tomba du haut des escaliers,

gagna tout de même le trône et

épousa la princesse.

Les enfants battaient des mains.

Ils voulaient aussi entendre

l'histoire d'Ivède-Avède,

mais ils n'en eurent qu'une.

Le sapin se tenait coi et écoutait.

« Oui, oui, voilà comment vont

les choses dans le monde »,

pensait-il.

Il croyait que l'histoire était vraie,

parce que l'homme qui la racontait

était élégant.

- Oui, oui, sait-on jamais !

Peut-être tomberai-je aussi

du haut des escaliers

et épouserai-je une princesse !

Il se réjouissait en songeant

que le lendemain il serait

de nouveau orné de lumières et de jouets,

d'or et de fruits.

Il resta immobile et songeur toute la nuit.

Au matin,

un valet et une femme de chambre entrèrent.

- Voilà la fête qui recommence !

pensa l'arbre.

Mais ils le traînèrent hors de la pièce,

en haut des escaliers,

au grenier... et là,

dans un coin sombre,

où le jour ne parvenait pas,

ils l'abandonnèrent.



- Qu'est-ce que cela veut dire ?

Que vais-je faire ici ?

Il s'appuya contre le mur,

réfléchissant.

Et il eut le temps de beaucoup réfléchir,

car les jours et les nuits passaient

sans qu'il ne vînt personne là-haut et quand,

enfin,

il vint quelqu'un,

ce n'était que pour déposer quelques

grandes caisses dans le coin.

Elles cachaient l'arbre complètement.

L'avait-on donc tout à fait oublié ?



«C'est l'hiver dehors, maintenant,

pensait-il.

La terre est dure et couverte de neige.

On ne pourrait même pas me planter ;

c'est sans doute pour cela que je dois rester

à l'abri jusqu'au printemps.

Comme c'est raisonnable,

les hommes sont bons !

Si seulement il ne faisait pas si sombre

et si ce n'était si solitaire !

Pas le moindre petit lièvre.

C'était gai, là-bas, dans la forêt,

quand sur le tapis de neige

le lièvre passait en bondissant,

oui,

même quand il sautait par-dessus moi ;

mais, dans ce temps-là, je n'aimais pas ça.

Quelle affreuse solitude, ici ! »



« Pip ! pip ! » fit une petite souris en

apparaissant au même instant,

et une autre la suivait.

Elles flairèrent le sapin et

furetèrent dans ses branches.

- Il fait terriblement froid ,

dit la petite souris.

Sans quoi on serait bien ici,

n'est-ce pas,

vieux sapin?



- Je ne suis pas vieux du tout,

répondit le sapin.

Il en y a beaucoup de bien plus vieux que moi.

- D'où viens-tu donc ? demanda la souris,

et qu'est-ce que tu as à raconter ?

Elles étaient horriblement curieuses.

- Parle-nous de l'endroit le plus exquis

de la terre.

Y as-tu été ? As-tu été dans le garde-manger ?

- Je ne connais pas ça, dit l'arbre,

mais je connais la forêt où brille le soleil,

où l'oiseau chante.
Et il parla de son enfance.

Les petites souris n'avaient jamais

rien entendu de semblable.

Elles écoutaient de toutes leurs oreilles.

- Tu en as vu des choses !

Comme tu as été heureux !

- Moi ! dit le sapin en songeant

à ce que lui-même racontait.

Oui, au fond, c'était bien agréable.

Mais, ensuite, il parla du soir de Noël

où il avait été garni de gâteaux et

de lumières.

- Oh ! dirent encore les petites souris,

comme tu as été heureux, vieux sapin.

- Mais je ne suis pas vieux du tout,

ce n'est que cet hiver que

j'ai quitté ma forêt ;

je suis dans mon plus bel âge,

on m'a seulement replanté dans un tonneau.

- Comme tu racontes bien,

dirent les petites souris.



La nuit suivante,

elles amenèrent quatre autres souris

pour entendre ce que l'arbre racontait et,

à mesure que celui-ci parlait,

tout lui revenait plus exactement.

« C'était vraiment de bons moments,

pensait-il.

Mais ils peuvent revenir,

ils peuvent revenir !

Dumpe-le-Ballot est tombé du haut des escaliers,

mais il a tout de même eu la princesse ;

peut-être en aurai-je une aussi. »



La nuit suivante, les souris étaient

plus nombreuses encore,

et le dimanche il vint même deux rats,

mais ils déclarèrent que

le conte n'était pas amusant du tout,

ce qui fit de la peine aux petites souris ;

de ce fait, elles-mêmes l'apprécièrent moins.

Il se souvenait

d'un petit bouleau qui poussait là-bas,

dans la forêt,

et qui avait été pour lui

une véritable petite princesse.

- Qui est Dumpe-le-Ballot ?

demandèrent les petites souris.

Alors le sapin raconta toute l'histoire,

il se souvenait de chaque mot ;

un peu plus, les petites souris grimpaient

jusqu'en haut de l'arbre,

de plaisir.



- Eh bien , merci, dirent les rats

en rentrant chez eux.

Les souris finirent par s'en aller aussi,

et le sapin soupirait.
- C'était un vrai plaisir d'avoir

autour de moi ces petites souris agiles,

à écouter ce que je racontais.

C'est fini, ça aussi, mais maintenant,

je saurai goûter les plaisirs quand

on me ressortira.

Mais quand ?



Ce fut un matin, des gens arrivèrent

et remuèrent tout dans le grenier.

Ils déplacèrent les caisses,

tirèrent l'arbre en avant.

Bien sûr, ils le jetèrent

un peu durement à terre,

mais un valet le traîna vers l'escalier

où le jour éclairait.

«Voilà la vie qui recommence »,

pensait l'arbre,

lorsqu'il sentit l'air frais,

le premier rayon de soleil ...

et le voilà dans la cour.

Tout se passa si vite !

La cour se prolongeait par

un jardin en fleurs.

Les roses pendaient fraîches

et odorantes par-dessus la petite barrière,

les tilleuls étaient fleuris

et les hirondelles voletaient en chantant :

« Quivit, quivit, mon homme est arrivé ! »



Mais ce n'était pas du sapin

qu'elles voulaient parler.

- Je vais revivre, se disait-il,

enchanté, étendant largement ses branches.

Hélas ! elles étaient toutes fanées et jaunies.

L'étoile de papier doré était restée fixée

à son sommet et brillait au soleil...

Dans la cour jouaient quelques

enfants joyeux qui

, à Noël,

avaient dansé autour de l'arbre et

s'en étaient réjouis.

L'un des plus petits s'élança et arracha l'étoile d'or.





- Regarde ce qui était resté

sur cet affreux arbre de Noël,

s'écria-t-il en piétinant les branches

qui craquaient sous ses souliers.

L'arbre regardait la splendeur des fleurs

et la fraîche verdure du jardin puis,

enfin, se regarda lui-même.

Comme il eût préféré être resté

dans son coin sombre au grenier !

Il pensa à sa jeunesse dans la forêt,

à la joyeuse fête de Noël, aux petites souris,

si heureuses d'entendre

l'histoire de Dumpe-le- Ballot.

« Fini ! fini !

Si seulement j'avais su être heureux quand je le pouvais. »



Le valet débita l'arbre en petits morceaux,

il en fit tout un grand tas

qui flamba joyeusement sous la chaudière.

De profonds soupirs s'en échappaient,

chaque soupir éclatait.

Les enfants qui jouaient au-dehors entrèrent

s'asseoir devant le feu et ils criaient :

Pif ! Paf ! à chaque craquement, le sapin, lui,

songeait à un jour d'été dans la forêt

ou à une nuit d'hiver quand les étoiles étincellent.

Il pensait au soir de Noël, à Dumpe-le-Ballot,

le seul conte qu'il eût jamais entendu et

qu'il avait su répéter... et voilà qu'il était consumé ...



Les garçons jouaient dans la cour,

le plus jeune portait sur la poitrine

l'étoile d'or qui avait orné l'arbre au soir

le plus heureux de sa vie.

Ce soir était fini, l'arbre était fini,

et l'histoire, aussi, finie,

finie comme toutes les histoires.

Un conte de Noël de Clement Clarke Moore:

Publié le 26/10/2008 à 12:00 par feeriedenoel
Un conte de Noël de Clement Clarke Moore:
La visite de Saint-Nicolas

La nuit de Noël, dans toute la maison,
Nul être ne bougeait, pas même une souris,
Les chaussettes pendaient, près de la cheminée,
Espérant la venue du bon Saint Nicolas,

Les enfants se nichaient au creux des lits douillets,

Des rêves de bonbons dansaient dans leurs esprits,
Maman sous son fichu, et moi sous mon bonnet,
Préparions nos cerveaux au long sommeil d'hiver,

Quand de notre pelouse monta un tel fracas,
Que je sautai du lit voir ce qui se passait,
Volant à la fenêtre, aussi prompt que l'éclair,
Repoussant les volets, relevant le châssis.

La lune qui jouait sur la neige récente,
Donnait à chaque objet le lustre de midi,
Quand à mes yeux ravis, devinez qui parut,
Un tout petit traîneau, huit rennes minuscules.

Un petit vieux gaillard les menait prestement,
Je reconnus saint Nick dès le premier moment.
Plus rapides que l'aigle bondissaient ses coursiers,
Il sifflait et criait, interpellant chacun :

Allez, Fougueux ! Danseur ! Allez, Fringant ! Rusé !
Comète ! Cupidon ! Vite, Elégant ! Éclair !
Sautez en haut du porche ! Et vite en haut du mur !
Galopez, galopez ! Filez à toute allure !

Comme les feuilles mortes que chasse l'ouragan

Rencontrant un obstacle, remontent vers le ciel,
En haut de la maison bondissaient les coursiers,
Leur traîneau plein de jouets, entraînant Nicolas.

Alors, en un éclair, j'entendis sur le toit
Piaffer allègrement chaque petit sabot.
Quand je rentrai la tête pour me retourner
Je vis saint Nick bondir hors de la cheminée.

Revêtu de fourrure de la tête aux pieds,
Son habit tout couvert de cendres et de suie,
Et un ballot de jouets jeté sur son épaule,
C'était un camelot prêt à ouvrir son sac.

Ses yeux, comme ils brillaient ! Ses pommettes joyeuses
Ses joues au teint fleuri et son nez en cerise !
Sa drôle de petite bouche tendue comme un arc,
La barbe à son menton, aussi blanche que neige.

Il tenait une pipe serrée entre ses lèvres
Un cercle de fumée auréolait son front,
Il avait large tête et petit ventre rond,
Qui tremblait à son rire, comme un bol de gelée.

Joufflu, dodu, tel un joyeux lutin,
Je ne pus m'empêcher de rire en le voyant,
En un petit clin d'œil et un signe de tête,
Il m'assura bientôt que je ne craignais rien.

Sans prononcer un mot, il se mit à la tâche,
Et remplit tous les bas, puis se tourna soudain,
Un doigt le long du nez, pour un petit salut,
Avant de remonter dedans la cheminée.

Il reprit son traîneau, siffla son attelage,

Et tous s'évaporèrent, tels duvets d'un chardon,

Mais je l'entendis bien crier en s'éloignant :

Joyeux Noël à tous, et à tous bonne nuit!